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Kommentar der Presse

« J’aime cette forme de magie »
Un entretien d’Oliver Erens (rédacteur en chef de la revue allemande Magie) avec Sos et Victoria Petrosyan, fait en 2007 à Stuttgart alors qu’ils s’y produisaient.


Oliver : Depuis quand votre numéro de changes de costumes existe-t-il ?

Sos : Tout a commencé en 1991 à Casablanca au Maroc, mais j’avais déjà les costumes. Mon père était un jongleur et un mime reconnu et très apprécié en Arménie. Nous les tenions d’un vieux magicien arménien qui avait été très populaire dans l’ancienne URSS. Il avait légué tout son matériel de magie à mon père. Nous avons encore ces costumes et il est très intéressant d’examiner les astuces extraordinaires utilisées. Il faut des heures pour préparer un tel costume ! J’étais alors un petit garçon et avec ma sœur de deux ans plus jeune nous nous amusions à les essayer mais pas dans l’idée de les utiliser en spectacle.

Pendant la chute de l’Union Soviétique, personne ne savait ce qu’il allait se passer. Quand nous avons commencé notre numéro de transformistes, nous sommes rapidement devenus populaires car nous étions les premiers dans les années qui suivirent la chute.

Vers 1996, j’en ai eu assez de mon numéro de jonglage et j’ai alors décidé de partir à Moscou pour monter autre chose. Les temps étaient difficiles en Russie et personnes n’avait d’argent. Nous sommes allés voir Leonid Kostjuk, le directeur du Cirque de Moscou. Il avait déjà un numéro de changes de costumes dans sa programmation mais il nous donna quand même de l’argent, ce qui était inespéré pour l’époque. Notre idée d’interprétation, totalement nouvelle, du classique change de costume russe lui plût. En un mois tout l’argent avait été dépensé dans l’achat de matériel !

Oliver : C’est à partir de là que tout à vraiment commencé et que vous avez formé une équipe…

Victoria : …et un couple marié !

Victoria, sur scène tu sais très bien bouger, étais-tu déjà dans le monde du spectacle auparavant ?

Victoria : Non, bien que mes parents travaillaient dans un  cirque, je n’étais jamais montée sur scène. C’est Sos qui m’a appris à me mouvoir, car il a étudié la danse.

Sos : Ma mère a tenu à ce que j’étudie la danse En fait je suis diplômé de l’école de ballet du Bolschoï. Elle pensait que même si je ne devenais pas un grand danseur, cela pourrait toujours m’aider dans la vie. Et je pense qu’elle a eu raison.

Oliver : Revenons au numéro, comment cela a-t-il continué ?

Sos : Jusqu’en 2000, nous avons travaillé à trois, Victoria, ma sœur et moi. Puis ma sœur nous a quittés. Elle est une très belle fille de type oriental, avec de beaux cheveux noirs qui se mariaient bien, sur scène, avec la blondeur de Victoria. Nous travaillions beaucoup à Paris à l’époque où Arturo Brachetti passait au Casino de Paris. C’est là que pour la première fois j’ai pu voir que le transformisme pouvait être différent de ce que l’on connaissait traditionnellement en Russie. Il nous fit prendre conscience que nous ne voulions pas seulement faire un numéro de changes de costumes mais aussi y incorporer de nouveaux effets. Cela nous a aiguillonner à rechercher de nouvelles possibilités.

Oliver : Pour toi le quick change fait-il partie de l’art magique ou est-ce autre chose ?

Sos : Je ne sais pas pourquoi les anglo-saxons appelle ce genre le quick change. C’est un terme que j’associe plutôt à l’informatique qu’à l’art magique. Le terme russe veut dire transformation. Mais quand on parle avec les américains de transformation, ils n’en comprennent pas le sens. Le terme que je préfère employer est change magique de costume. N’importe qui le comprend. D’ailleurs nous nous sentons très bien au sein de la communauté magique du MZvD (Magischer Zirkel von Deutschland – le Cercle magique d’Allemagne qui regroupe les magiciens au niveau national) et nous leur sommes reconnaissants de nous avoir accueillis à bras ouverts et si amicalement.

Oliver : Je crois savoir que vous avez toujours avec vous une machine à coudre…

Sos : Oui, Victoria l’utilise tous les jours. Elle coud les costumes et même en double par précaution,. Il n’en est pas autrement ici au Friedrichbau-Variété (théatre où Sos et Victoria se produisait lors de l’entretien). Cela prend d’ailleurs beaucoup de temps de tenir les costumes en bon état. Nous fabriquons tous nos costumes, Victoria est très douée et nous ne dépendons de personne.

Oliver : Le design et la fabrication sont entièrement de vous ?

Sos : Effectivement, mais le problème principal est de trouver les bons tissus. Les collègues magiciens nous demandent constamment où nous nous fournissons. Quand nous arrivons dans une ville, nous recherchons les marchands de tissus, comme cela a été le cas ici à Stuttgart. Nous finissons par tous les connaître (dit-il en souriant). Quand nous trouvons une étoffe qui nous plaît, nous en achetons un fort métrage, même si nous n’en n’avons pas immédiatement l’utilité. C’est comme cela que nous transportons, parfois durant plusieurs années, des tissus avec nous. Un jour, mon conseiller fiscal s’est étonné de nos dépenses importantes pour le matériel, je lui ai alors montré nos trois caisses remplies d’étoffes. C’est difficile de trouver des tissus adéquats. Il ne suffit pas d’entrer dans le premier grand magasin venu.

Oliver : On remarque que vos enfants sont le plus important pour vous. Vous vous assurez, avant d’accepter un engagement, qu’ils pourront aller à l’école sur place parmi d’autres choses. Et pendant leur temps libre vous assurez leur formation d’artistes de scène. Est-ce seulement un passe-temps ou nourrissez-vous un plan pour leur avenir ?

Sos : L’école et les devoirs passent en premier. Je leur apprend l’arménien et ma femme le russe. Ils apprennent aussi l’anglais et l’allemand. Nous ne leur enseignons pas vraiment la magie. Ils nous voient tous les jours nous confronter à notre travail et veulent nous aider et faire comme nous.

J’étais très fier quand mon fils Sos Jr. a commencé la magie à 4 ans. Aujourd’hui il fait des tours que je ne connais même pas. Je l’encourage mais il le fait de son propre chef. Finalement il n’a que 10 ans. Cela nous rassurent d’entendre les collègues magiciens allemands nous dire que l’on remarque avec quel plaisir il fait de la magie. Il s’exerce pendant des heures et il a remporté le premier prix de manipulation du Prix Juventa Magica à Berlin (le Prix Juventa Magica est un .concours pour les jeunes de 12 à 28 ans organisé par le Cercle de magie de Berlin tous les deux ans). Mais si plus tard il décidait de ne pas devenir artiste, je ne serait pas déçu. Je suis déjà très fier de ce qu’il a fait. Et Tigran pratique déjà, à 7 ans, la manipulation des cartes. Pour moi c’est un rêve qui se réalise. J’associe la magie avant tout avec des choses comme la manipulation des cartes et celle-ci est une bonne base pour toutes les formes de magie.

Oliver : Projetons-nous dans le futur, quels sont vos plans ?

Sos : J’ai commencé le transformisme parce que j’aime vraiment cette discipline de l’art magique. Quand j’en ai eu assez du jonglage, c’est exactement de cela que j’avais besoin. Mais si un jour les changes de costumes me barbaient, j’arrêterais tout simplement, exactement comme je l’ai fait avec le jonglage. Pour Victoria et moi, il n’est pas essentiel de le faire jusqu’à la fin de nos jours. Mais pour l’instant nous vivons pour cette discipline et nous efforçons constamment de trouver de nouvelles voies.
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Cirque et magie Armenian Stars Show
31 mai - 20 h 30 - 1er juin - 20 h 30
Pour la première fois en France, l’Armenian Stars Show d’Erévan présente Sos et
Victoria Petrosyan, magiciens de dimension internationale ainsi que huit artistes du
cirque d’Arménie : équilibriste, monocycle, équilibriste sur chaises, équilibriste aérien,
rubans aériens, houla-hoop, mime comique et chants, jongleur et cracheurs de feux.
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